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L'avant Mon Repos -
Le bâtiment actuel fut construit à la fin du siècle
dernier, avec huit chambres à l'étage.

La famille Despelteau y tient aussi
un commerce de grains et exploite un restaurant. La clientèle se compose de
voyageurs et des conducteurs de chevaux qui tirent les barges sur le canal
entre Saint-Jean et Chambly. Derrière le bâtiment principal, l'écurie
abrite jusqu'à six chevaux; on peut encore voir la chute pour le foin dans
ce qui est présentement un hangar. |
L'Auberge -
En 1929, Arthur Despelteau devient agent de la ''Frontenac
Bleu'', première brasserie francophone du Québec, la brasserie Frontenac,
lancée en 1911 par Louis Beaubien et achetée par National Breweries qui
deviendront O'keefe puis Molson, c'est-à-dire qu'il fait la vente en gros et détail de cette bière
très populaire. Conformément à la loi sur le commerce de l'alcool, il
obtient de la Commission des Liqueurs du Québec, un permis d'auberge.

Il
fait peindre de belles grosses lettres bleues de style victorien au fronton
de l'édifice.
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En juillet 1947, suite au décès de M. Arthur Despelteau, la succession vend
le Mon Repos à Louis-Philippe Brassard qui le cède à son tour, en septembre
1948, à Paul Guertin. Jean Charbonneau en fait l'acquisition en décembre
1951. |
La Taverne -
En 1953, le ''village de Chambly-Bassin'' devient la ville de Chambly. Selon
la loi, le Mon Repos est désormais une Taverne, perdant ainsi le droit de
vendre autre chose que de la bière. Si aujourd'hui la modération a bien
meilleur goût, à l'époque, c'était la tolérance qui avait bon goût. La
tolérance était le régime ou certaines choses défendues étaient permises ou
tolérées selon le bon vouloir du ''Chef'' Maurice Duplessis. C'est ainsi
qu'en juin 1957, ALbert Perron achète la taverne Mon Repos qui
prospère en vendant tout à fait illégalement, mais ouvertement des
spiritueux.
Le boom économique de l'après guerre favorise grandement la navigation de
plaisance sur le Richelieu. Toute une joyeuse bande de plaisanciers
fréquente le Mon Repos. En mai 1958, après la première excursion nautique de
la saison, M. Marcel Charbonneau dit à son épouse qu'ils allaient
directement ''chez eux'' et ils entrèrent immédiatement au Mon Repos.
C'était sa façon de lui dire qu'il avait acheté l'endroit.
L'hôtel et le motel -
1960 À Québec, les Libéraux prennent le pouvoir et font le ménage. Fini le
régime de la tolérance. C'est la catastrophe pour tous les détenteurs de
permis de taverne dont le chiffre d'affaires se base sur la vente de
spiritueux. Pour éviter la faillite, il faut détenir un permis d'hôtel ce
qui veut dire avoir au moins 20 chambres.
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Malgré les rénovations récentes de la taverne, je m'engage donc dans la
construction du motel en septembre 1963 en prévision de la grande
nécessité d'hébergement occasionné par 'l'Exposition Universelle de
Montréal' ou l'Expo '67. La première chambre se loue le 13 mai 1964. On
venait de redonner à Chambly son seul lieu d'hébergement. |

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Aujourd'hui, le bar -
Les années 1970 amène la loi qui abolit les tavernes et qui crée les
brasseries. Cette même loi transforme le Mon Repos en bar. Notez que les
femmes y avaient toujours eu accès.
Depuis février 1983, M. François Dandurand en devient le
propriétaire. Travailleur infatigable pendant plus d'une décennie, ses
initiatives ont remis l'endroit au goût du jour, renouvellant ainsi la
clientèle. Mais que vous soyez un nouveau ou un ancien client du Mon Repos,
vous partagez avec tous les gens qui ont fréquenté depuis presque un siècle,
le goût de communiquer et de vous amuser entre amis. Après une retraite bien
méritée, celui-ci a passé le flambeau à son fils , M. Marc Dandurand.
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Celui-ci, ayant hérité des gènes de son paternel, continu toujours à
améliorer les installations tout en conservant jalousement le cachet
typique qui a contribué à faire du Mon Repos, un lieu chaleureux et
accueillant. |
De nouveaux bâtiments furent construits créant une nouvelle aire d'accueil
pour la clientèle ainsi qu'une salle de réunion.
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Malgré toutes ces améliorations, le Mon Repos demeure un lieu d'accueil
où il fait bon de se rassembler autour d'une 'grosse bière' et s'assurer
que la terre ne cesse de tourner ! |
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